abel nicosdriou project

(FR)

Lucie Lanzini

What comes out is what’s inside

 

Depuis 2012, l'Administration générale de la Culture de la Fédération Wallonie ­Bruxelles occupe un stand à Art Brussels. Cette présence poursuit l’objectif de contribuer à la diffusion du travail des artistes de la Fédération Wallonie­ Bruxelles, tant sur le plan national qu’international. Sur base d’un appel à projets lancé par la Direction des Arts plastiques contemporains, le commissaire Nicolas de Ribou et l’artiste Lucie Lanzini ont été désignés par un jury d’experts.

 

Lucie Lanzini porte une attention singulière aux formes du réel pour leurs capacités à convoquer la mémoire et les souvenirs. Son atelier est la matrice existentielle
de son processus de création. Lieu d’expérimentation,
il est un espace vivant, d’accueil et de réflexion. En présence d’un travail de moulage, il conserve également les éléments originels sélectionnés, ainsi que leurs traces et leurs empreintes. Quant à elles, les formes créées sont de passage, car l’atelier est autant un lieu d’apparition que
de disparition. Dès lors que l’oeuvre est, l’artiste intègre la séparation à venir. L’autonomie de l’oeuvre est la condition sine qua non de son existence.

 

What comes out is what’s inside évoque aussi bien la forme libérée du moule que l’oeuvre s’émancipant de l’atelier.
 Un ensemble de sculptures réalisées par la technique du moulage est présenté pour offrir un regard introspectif sur les formes, objets et outils de l’atelier convoqués quotidiennement par l’artiste dans la réalisation de ses pièces. En écho, l’installation Main courante, ensemble de rampes en verre réalisées grâce à différentes techniques de traitement invite autant à rentrer dans la matière qu’à s’extraire de l’espace. Ces rampes sont le symbole du lien, de l’attachement qui relie indéniablement l’artiste à son atelier, ainsi qu’à ses oeuvres antérieures qui s’inscrivent et s’activent désormais dans d’autres contextes. What comes out is what’s inside porte la marque d’une absence tout en apportant la preuve d’une variété d’existences et d’interrelations.

 

(ENG)

Lucie Lanzini

What comes out is what’s inside

 

Lucie Lanzini pays particular attention to everyday forms for their capacity to evoke and summon memories. Her studio is the existential matrix of her creative process. A place of experimentation; it is alive, it draws you in and is a space of reflection. Through the process of sculpting, the original elements are retained, as well as their traces and their footprints. In regards to this, the created objects are in transit, because the artist's studio is as much a place of appearance as of disappearance. As soon as the artwork exists, the artist incorporates the anticipated separation. The autonomy of the work is the prerequisite of its existence.

 

What comes out is what's inside evokes both the liberation of the form from the mold and the work emancipating itself from the workshop. A set of sculptures created by the technique of molding is shown to offer an introspective glance on the forms, objects and tools from the studio, used on a daily basis by the artist to create her sculptural works. In echo, the on-site installation Main courante (Handrail), an ensemble of glass ramps made through different processing techniques, invites one to get into the material as well as to get out of the space. These ramps are the symbol of the attachment that links the artist to her studio, as well as to her earlier works, which are now displayed in other contexts. What comes out is what's inside bears the mark of an absence while providing proof of a multitude of states of being and interrelationships.

Développé avec Berta.me